mardi 18 novembre 2014

"Qualitative easing", le plan de la dernière chance

Un changement brutal de doctrine de la BCE qui s’apparente fort à un acte de désespoir.

“La situation économique est critique, la croissance est faible et l’inflation inhabituellement basse” entend-on au directoire de la BCE.


À tel point que Mario Draghi doit à nouveau crédibiliser le “tout ce qu’il faudra”.“Les plus désespérés sont les chants les plus beaux.”

La Banque centrale européenne illustre à merveille le propos d’Alfred de Musset. Les annonces en rafale d’excitants monétaires ont la beauté du cristal : il n’y a aucune faute de goût, tout est anticipé sans dérapage.

En même temps, il s’agit d’un changement brutal de doctrine qui s’apparente fort à un acte de désespoir. La raison de vivre de la BCE, l’ancrage à 2 % de l’inflation, est à la dérive.

D’où la promesse d’une injection à 1 000 milliards d’euros. Nous allons assister à une gigantesque prise de risque sans garantie de bonne fin. Ce qui a tout d’une opération commando en territoire inconnu. (lien pour lire la suite)

lundi 17 novembre 2014

Le Japon plonge en récession contre toute attente

Le PIB japonais a reculé de 1,6% au troisième trimestre là où les économistes tablaient sur une croissance de 2,1% en moyenne.


Le Premier ministre pourrait être contraint de reporter la seconde hausse de TVA qui était programmée pour 2015.

La chute était inattendue, ce qui la rend d'autant plus brutale!

Le Japon est tombé en récession au troisième trimestre, selon des données publiées lundi qui ouvrent pour le Premier ministre Shinzo Abe la voie au report d'une nouvelle hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et à la convocation d'élections anticipées à mi-parcours de son mandat. 

Lire la suite: En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,6%, un repli qui vient après la contraction (révisée) de 7,3% enregistrée au deuxième trimestre, dans la foulée d'une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril.

dimanche 16 novembre 2014

Mercedes relance sa griffe de luxe Maybach

Alors que l’étoile Mercedes brille auprès de la clientèle, le constructeur automobile allemand risque un nouveau come-back de son ancienne marque de haut de gamme Maybach, enterrée en 2012 après dix années d’infortune.


Celle-ci va renaître non à travers un véhicule dédié, mais une variante de luxe de la déjà très sophistiquée Classe S.

Le modèle S 600 Maybach, dont la production doit démarrer début 2015, est un challenge lancé aux concurrentes britanniques, logées sous pavillon allemand, soit Rolls-Royce, propriété de BMW, et Bentley, dans le giron de Volkswagen.

Le véhicule sera présenté la semaine prochaine lors des salons de Guangzhou, en Chine, et de Los Angeles, aux Etats-Unis, deux pays présumés constituer les premiers débouchés. Maybach avait déjà connu une relance en 2002 après des décennies de mise en sommeil.

Dix ans plus tard et à peine plus de 3.200 exemplaires vendus, le groupe de Dieter Zetsche tirait un trait sur cette coûteuse aventure industrielle.

La stratégie n’est cette fois pas la même. A l’image de la sous-marque AMG, déclinaison sportive de la compacte classe A, « nous voulons appliquer ce modèle pour la sous-marque Maybach au sein de Mercedes », affirme Ola Källenius, patron des ventes et membre du directoire de Daimler.

L'économie française est en "état d'urgence" selon Macron

Le ministre de l'Economie estime impératif de relancer l'investissement industriel pour sauver l'économie française, dans une interview au Monde du 16 novembre.


Il plaide aussi pour la stabilité de la politique gouvernementale afin de redonner confiance aux chefs d'entreprise.

A la différence de son prédécesseur au ministère de l'Economie, Emmanuel Macron ne doit pas se rendre au Salon du made in France organisé ce week-end à la Porte de Versailles.

Mais comme Arnaud Montebourg, le nouveau jeune premier du gouvernement affirme que l'industrie a bien un avenir en France.

Lire la suite: Baisse du coût du travail, " Mon ambition est de faire repartir l'investissement productif"

G20: petits pas vers la transparence fiscale

Les membres du G20, réunis ce week-end en Australie, ont annoncé dans leur communiqué final leur intention de parvenir à la transparence fiscale, sans toutefois ne formuler de mesure concrète.


L'Australie, qui accueillait ce week-end la réunion des dirigeants du G20 à Brisbane, promettait vendredi des mesures fiscales "très agressives".

Finalement, les chefs d'Etat et de gouvernement présents au sommet se sont contentés, dans leur communiqué final publié dimanche, de saluer les progrès déjà accomplis en matière de lutte contre l'évasion fiscale.

Ils ont ainsi félicité l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) de son initiative contre l'optimisation fiscale pratiquée par les entreprises multinationales, un projet en 15 points censé combler les failles du système fiscal actuel. (lien vers article)

samedi 15 novembre 2014

Another Widening Gap: The Haves vs. the Have-Mores

“The real demand is at the very top. The big guys, the billionaires, have plenty of money, and they’re buying. But the middle and lower end has been much slower to recover from the crisis.”


Philip Rushton has been selling private jets to the global rich for more than three decades.

In just about every economic cycle, sales of small jets and big jets tended to move together (rising and falling with financial markets and fortunes of the wealthy).

The wealthy now have a wealth gap of their own, as economic gains become more highly concentrated at the very top.

As the top one-hundredth of the 1 percent pulls away from the rest of that group, the superrich are leaving the merely very rich behind. That has created two markets in the upper reaches of the economy: one for the haves and one for the have-mores.

Label French Tech : qu’est ce que cela change concrètement ?

Axelle Lemaire a annonçé en fanfare les 9 villes nominées pour le label French Tech.

Nous avons interviewé la directrice de l’incubateur Belle de Mai à Marseille pour tenter de mieux comprendre ce que peut apporter ce label aux entreprises locales.


Le label French Tech peut sembler au premier abord assez nébuleux : certes, le gouvernement ne cache pas sa volonté de mettre en avant la culture start-up au travers de cette appellation, déclinée dans plusieurs programmes de valorisation des territoires et des entreprises françaises à l’international.

Mais dans le même temps, on se demande un peu ce que ce label changera concrètement pour les entreprises : celui-ci n’est pas synonyme de financements de la part de l’État, ni d’un quelconque statut particulier.

D’où la question qui se pose : à quoi rime la French Tech ?
Pour Céline Souliers, directrice de l’incubateur la Belle de Mai à Marseille, le résultat est déjà perceptible. « Depuis l’annonce mercredi, on a reçu beaucoup de contacts de la part de journalistes intéressés par nos projets et on constate un réel gain en visibilité médiatique », explique-t-elle à ZDNet.fr.

Plus qu’un coup de pouce, le label French Tech se présente donc comme une distinction des villes ayant déjà développé des écosystèmes « vertueux » pour les entreprises. (Lire la suite)